La naissance de Jésus dans les apocryphes judéo-chrétiens

Retour
Nativité du Christ, icône de l’Atelier Saint Luc, XXIe s. - D'après une mosaïque de l'autel d'Ania, musée d'art de Catalogne de Barcelone, début XIIIe s.

Nativité du Christ, icône de l’Atelier Saint Luc, XXIe s. - D'après une mosaïque de l'autel d'Ania, musée d'art de Catalogne de Barcelone, début XIIIe s.

2010 Articles

Daniel Vigne, « La naissance de Jésus dans les apocryphes judéo-chrétiens », dans Connaissance des Pères de l’Église n° 117 (2010), p. 17-23.[pdf]

La naissance de Jésus dans les apocryphes judéo-chrétiens

De nombreux textes apocryphes fournissent, concernant la venue au monde de Jésus à Bethléem, des détails inconnus des Évangiles canoniques. Par-delà leur naïveté apparente, ces textes sont porteurs d’une réflexion profonde sur le mystère de l’Incarnation[1]. Mais pour être correctement interprétés, ils doivent être compris d’après leurs propres normes, différentes de celles auxquelles la théologie nous a habitués. Car la réflexion théorique et conceptuelle est étrangère à la mentalité dont ces écrits relèvent : c’est d’une autre manière, narrative et « midrashique », qu’ils s’expriment.


On s’intéressera donc ici à la naissance du Christ comme événement plus qu’aux questions proprement théologiques qu’elle soulève[2]. Notre étude portera sur des récits légendaires, imagés et colorés, qui n’en ont pas moins un grand intérêt[3]. Ces textes seront plus spécialement relus en perspective judéo-chrétienne, c’est-à-dire à la lumière d’une triple problématique :

– l’enracinement indéfectible (et pourtant novateur) de Jésus dans la tradition d’Israël,

– le refus paradoxal (et pourtant providentiel) que beaucoup des siens lui ont opposé,

– l’entrée inattendue (et pourtant annoncée) des païens dans l’Alliance.

1. Du septième ciel

L’Ascension d’Isaïe est un texte chrétien[4], mais relevant de la littérature apocalyptique d’origine juive, qui envisage la naissance du Sauveur à partir de sa préexistence céleste. La question qui se pose à l’auteur est la suivante : comment le Christ venu de Dieu, des cieux divins, a-t-il « traversé » le monde angélique avant d’atteindre notre terre ?

De manière surprenante, le texte répond que le Christ a dû, dans le mouvement descendant qui allait faire de lui un homme, se faire d’abord ange, c’est-à-dire [p. 18] en prendre la forme. Certes, en lui-même, il est bien plus qu’un ange : il est Dieu et Seigneur (l’Ascension d’Isaïe adhère à une christologie très haute). Mais il ne pouvait rejoindre notre humanité qu’en assumant au passage, au moins provisoirement, la nature de ces êtres intermédiaires.

J’entendis la voix du Très-Haut, le Père de notre Seigneur, disant à mon Seigneur le Christ qui sera appelé Jésus : « Sors et descends dans tous les cieux, puis tu descendras au firmament et dans ce monde ; tu descendras jusqu’à l’ange qui est dans le Shéol, mais tu n’iras pas jusqu’à la Perdition. Et tu te rendras semblable à la forme de tous ceux qui sont dans les cinq cieux, et tu t’assimileras, en prenant garde, à l’aspect des anges du firmament, ainsi qu’aux anges qui sont dans le Shéol. Et qu’aucun des anges de ce monde ne sache que tu es, avec moi, le Seigneur des sept cieux et de leurs anges[5]. »

Ainsi le Christ, pourrait-on dire, quitte le palais royal « incognito », pour en traverser les enceintes sans se faire reconnaître. Tradition ancienne, que l’on devine chez Paul[6] et chez Ignace d’Antioche[7], d’après laquelle les anges n’auraient pas eu connaissance de ce mystère[8]. Voyons comment l’idée est ici mise en œuvre.

Dans l’Ascension d’Isaïe, la descente du Fils de Dieu sur terre se fait de façon progressive, conformément à la structure des sept cieux, donc par paliers. Or à chaque étage de cette descente, il cache un peu plus sa gloire, renonce à sa forme divine et revêt celle de la créature. Ainsi au sixième ciel, le premier qu’il doit traverser, le Christ est encore reconnu comme Dieu :

Lorsqu’ils virent le Seigneur, les anges du sixième ciel le glorifièrent et le louèrent, car il ne s’était pas transformé selon l’aspect des anges qui étaient là ; et ils le glorifièrent.

Mais à partir du cinquième ciel, le Fils de Dieu abandonne entièrement son aspect divin et se fait semblable aux anges, c’est-à-dire se présente comme l’un deux. Le texte poursuit :

Je le vis lorsqu’il descendit dans le cinquième ciel et s’assimila à ceux qui étaient dans ce ciel, selon l’aspect des anges qui étaient là ; et ils ne le glorifièrent pas, car son aspect était comme le leur. Alors il descendit dans le quatrième ciel et s’assimila à l’aspect des anges qui étaient là ; et lorsqu’ils le virent, ils ne le glorifièrent pas et ne le louèrent pas, car son aspect était comme leur aspect[9].

[p. 19] Il y a là une relecture originale du célèbre hymne de l’Épître aux Philippiens (2, 6) évoquant le passage de la « forme de Dieu » à la « forme d’esclave ». Ce passage, pour l’auteur de l’Ascension d’Isaïe, se fait par l’intermédiaire de la forme angélique. Et comme la forme des anges n’est pas unique, puisqu’il existe diverses catégories d’anges, l’Incarnation assume successivement chacun des degrés du monde céleste. Au sixième ciel, il est encore reconnu et glorifié comme Dieu. Mais à partir du cinquième ciel, il est pris pour un ange et les anges ignorent sa vraie identité – de même que plus tard, les hommes, lorsqu’il sera à son aspect reconnu comme un homme (Ph 2, 7), ne sauront pas qu’il est le Fils de Dieu[10].

2. Deux peuples

Deux apocryphes relatant la naissance de Jésus à Bethléem, le Protévangile de Jacques et l’Évangile du Pseudo-Matthieu, ont en commun le portrait de Marie à la fois triste et joyeuse, souffrant et riant à l’approche de la naissance du Sauveur. Le premier de ces deux textes, porteur de traditions remontant au IIe siècle[11], s’exprime ainsi :

Joseph se retourna et la vit triste. Il se disait : « Peut-être ce qui est en elle la fait-il souffrir ? » Mais de nouveau il se retourna et la vit qui riait. Il lui dit alors : « Marie, qu’en est-il donc, que je vois ton visage tantôt riant et tantôt attristé ? » Elle répondit : « Joseph, c’est que je vois devant mes yeux deux peuples, l’un qui pleure et se lamente, l’autre qui se réjouit et exulte[12]. »

On devine ici le thème évangélique du Christ signe de contradiction[13] : dès sa naissance, et même avant celle-ci, la personne de Jésus pose question, fait débat. Les hommes se divisent à son sujet, et d’abord parmi les siens, puisque les siens ne l’ont pas reçu[14], ou du moins certains d’entre eux, pour qui il sera la pierre d’achoppement, le rocher qui fait tomber[15]. L’Évangile du Pseudo-Matthieu[16] le dit à sa manière :

Marie dit à Joseph : « Je vois deux peuples devant moi, l’un en larmes, l’autre en joie. » Joseph lui répondit : « Reste assise et tiens-toi sur ta monture, et ne dis pas de paroles superflues. » Alors un bel enfant vêtu d’un habit éblouissant apparut devant eux et dit à Joseph : « Ce que tu as entendu au sujet des deux peuples, pourquoi l’as-tu appelé « paroles superflues » ? [p. 20] Car elle a vu le peuple juif en larmes parce qu’il s’est éloigné de Dieu, et elle a vu le peuple des païens en joie parce qu’il s’est approché du Seigneur, selon la promesse faite à vos pères Abraham, Isaac et Jacob. Car le temps est arrivé pour que dans la postérité d’Abraham la bénédiction soit accordée à toutes les nations[17]. »

Ici la séparation ne se fait plus à l’intérieur du peuple d’Israël, mais entre ce peuple d’une part, considéré comme n’ayant pas reconnu le Messie, et les païens d’autre part, considérés comme l’ayant accueilli. Cette problématique typiquement paulinienne (Rm 11) s’est aggravée au fil du temps. Au départ, ce scandale se présentait comme une division au sein même du peuple élu : c’est en Israël, dit le vieillard Syméon, que le Messie provoque la chute des uns et le relèvement des autres[18]. Mais bientôt, la séparation deviendra celle des juifs, majoritairement non-chrétiens, et des nombreux païens convertis au christianisme – deux peuples dont le Christ est pourtant, ultimement, le Prince et le principe d’unité[19].

3. De la grotte à l’étable

Le lieu de la naissance du Christ semble avoir fait l’objet d’un autre déplacement interprétatif. La tradition primitive attestée par le Protévangile de Jacques, et confirmée par Justin et Origène[20], la situe dans une grotte. Les judéo-chrétiens en avaient fait un lieu de culte, comme d’autres grottes plus ou moins secrètes du christianisme primitif. Mais le récit de Luc parlant d’une « mangeoire » autorisait une autre lecture : on verra Jésus naître dans une étable, bâtiment plus extérieur et plus spacieux, symbolisant mieux la révélation faite à tous les hommes.

L’Évangile du Pseudo-Matthieu conjugue les deux lectures. L’enfant naît dans une grotte, illuminée de l’intérieur par une lumière miraculeuse (13, 2) ; mais bientôt, au-dehors, brille l’étoile « annonçant la naissance du Christ qui, selon la promesse, vient sauver non seulement Israël, mais toutes les nations » (13, 7). Dès lors, changement de décor :

Deux jours après la naissance du Seigneur, Marie quitta la grotte, entra dans une étable et déposa l’enfant dans une crèche[21].

C’est là que les Mages, symbolisant toutes les nations, viendront l’adorer. À une localisation « cryptée », que l’on pourrait dire judéo-chrétienne, succède une manifestation plus universelle, impliquant des sages païens. C’est précisément dans ce contexte, éclairé par la parole des prophètes, qu’apparaissent les deux animaux traditionnels de la crèche, le bœuf et l’âne :

[p. 21] Alors le bœuf et l’âne, pliant les genoux, adorèrent l’enfant. Ainsi furent accomplies les paroles du prophète Isaïe disant : Le bœuf a connu son propriétaire, et l’âne la crèche de son maître. Et ces animaux, l’entourant, l’adoraient sans cesse. Alors les paroles du prophète Habaquq s’accomplirent : Tu te manifesteras au milieu de deux animaux[22].

Ce « midrash » est typiquement judéo-chrétien. L’auteur primitif, nourri des prophéties de l’Ancien Testament, les voit se réaliser à la crèche, mais il sait aussi que le Messie qui vient de naître ne sera pas reconnu comme tel par ses frères de sang. La parole citée du prophète Isaïe le dit implicitement, puisqu’elle poursuit ainsi : Mais Israël ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien.

Le souci d’expliquer un événement de la vie de Jésus à la lumière des prophéties de l’Ancien Testament est caractéristique du milieu judéo-chrétien. Par la suite, on perdra de vue cet enracinement vétérotestamentaire, et on fera du bœuf et de l’âne de simples personnages décoratifs de la crèche, oubliant que leur présence était liée à la parole des prophètes et au refus paradoxal qu’Israël a opposé à son Messie.

4. Prodiges précoces

Le milieu familial de Jésus a certainement joué un rôle majeur dans l’élaboration de ces textes légendaires. Il en va du Christ comme de nombreux grands hommes : ils sont célèbres pour d’autres faits que ceux de leur enfance, mais après coup, et à partir de ce qu’on racontait leur entourage, on a brodé sur celle-ci des souvenirs plus ou moins reconstruits, permettant de nourrir l’imaginaire. Ainsi la Vie de Jésus en arabe[23] affirme solennellement que l’enfant Jésus parla très tôt :

Nous avons trouvé dans le livre du grand prêtre Joseph, qui vivait au temps du Messie et dont les gens disent qu’il était Caïphe, que Jésus parla alors qu’il était un bébé dans son berceau. Quand il eut un an, il dit à sa mère : « Ô Marie, je suis Jésus, le Fils de Dieu que tu as enfanté comme Gabriel te l’a annoncé. Mon Père m’a envoyé pour sauver le monde[24]. »

On trouve dans d’autres apocryphes[25] et jusque dans le Coran[26] des traces de cette légende, moins naïve qu’il ne paraît : n’est-elle pas une façon de signifier que Christ est bien la Parole en personne, le Verbe fait chair ? Les récits apocryphes parlant de la sagesse exceptionnelle de cet enfant, qui concordent avec le récit lucanien de sa venue au Temple[27], sont de la même veine. Mais ils débordent le cadre de sa naissance proprement dite, et doivent donc ici être laissés de côté.

[p. 22] Après sa naissance à Bethléem, l’Évangile de Matthieu mentionne un séjour de Jésus en Égypte. Détour inattendu, puisque cette terre fut une terre de servitude et de malédiction. Mais elle est aussi, dans la Genèse, une terre d’asile, et dans l’Exode, le lieu de manifestations divines inoubliables. Ainsi Jésus, tel un nouveau Joseph, descend en l’Égypte, et tel un nouveau Moïse, en remonte. Comment cette double traversée du désert ne s’accompagnerait-elle pas de miracles renouvelant ceux du passé ? Dans le désert, l’Évangile du Pseudo-Matthieu mettra donc en scène des monstres menaçants, que l’enfant Jésus dompte sans difficulté :

Alors le Seigneur, bien que n’ayant pas encore deux ans, se leva et se tint debout face à eux. Et les dragons l’adorèrent […] Marie et Joseph se disaient : « Mieux vaut que ces dragons nous tuent plutôt qu’ils ne blessent l’enfant. » Mais Jésus leur dit : « Ne me regardez pas comme un petit enfant, car j’ai toujours été un homme mûr, et il est nécessaire que j’apprivoise toutes sortes de bêtes sauvages[28]. »

Que toutes les créatures lui soient soumises signifie clairement que Jésus est lui-même plus qu’une créature. L’Évangile de Marc signale que lors de la tentation au désert, il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient[29]. Toute la hiérarchie des êtres créés, de l’ange jusqu’à la bête – et même la plante et la pierre, comme on va le voir – lui rend hommage comme au Créateur.

Les traditions de l’Évangile du Pseudo-Matthieu sont, aujourd’hui encore, chères aux chrétiens d’Égypte. Les Coptes, en effet, y voient la preuve que leur terre aussi a été, en quelque manière, sanctifiée par la venue du Christ, et ils font mémoire de tous les lieux où la Sainte Famille aurait fait halte. Ainsi dans ce récit qui met en scène la jeune maman fatiguée par la route et éprouvée par la soif :

Après que Marie se fut assise, levant les yeux vers le feuillage du palmier, elle vit qu’il était chargé de fruits et dit : « Oh, s’il était possible que je puisse goûter des fruits de ce palmier ! » […] Alors le petit enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère la Vierge, s’écria et dit au palmier : « Arbre, incline-toi et restaure ma mère de tes fruits. » Et à cette parole, le palmier inclina sa tête jusqu’aux pieds de Marie, et, après avoir cueilli les fruits qu’il portait, tous se restaurèrent[30].

Ainsi non seulement les bêtes, mais les plantes lui sont soumises. Concluons par un miracle encore plus spectaculaire et significatif :

Arrivés dans une ville nommée Sohennen, comme ils ne connaissaient personne chez qui loger, ils entrèrent dans un temple […] où étaient placées trois cent soixante-cinq idoles, auxquelles chaque jour les honneurs divins [p. 23] étaient rendus par un culte sacrilège. Mais aussitôt que Marie entra dans le temple avec son petit enfant, il advint que toutes les statues se renversèrent ; et toutes ces idoles, gisant à terre, révélèrent qu’elles n’étaient rien. Alors fut accomplie la parole du prophète : Voici que le Seigneur viendra sur une nuée légère, et tous les ouvrages des Égyptiens chancelleront devant sa face[31].

Tout, dans ce texte, rappelle l’enracinement juif du message évangélique. La venue du Christ marque la fin du polythéisme sous toutes ses formes[32]. La chute des idoles, signe de soumission de tous les éléments à la puissance divine, renouvelle les miracles de l’Ancien Testament[33]. Enfin Jésus, par ce voyage, assume tout le passé d’Israël : non seulement il accomplit la parole des Prophètes, mais il met ses pas dans ceux des Patriarches et de Moïse. Le séjour en Égypte consacre l’attachement de Jésus Messie à l’histoire de son peuple, en même temps qu’il opère une « percée » significative en direction des païens.

Conclusion

À travers ces quelques textes tirés de l’Ascension d’Isaïe, du Protévangile de Jacques, de l’Évangile du Pseudo-Matthieu et de la Vie de Jésus en arabe, la naissance du Christ apparaît comme solidaire d’un milieu ecclésial profondément enraciné dans la tradition d’Israël. Sans prétention à l’historicité et sans concurrencer les récits canoniques, ces récits éclairent en profondeur le rapport de Jésus à la tradition juive, et la façon dont les premiers chrétiens ont accueilli et formulé leur foi. Une certitude se dégage : le temps de la mise à l’écart suspicieuse des écrits apocryphes est révolu. Impossible, désormais, de parler du christianisme primitif sans tenir compte de cette littérature et sans admettre qu’elle vaut la peine d’être étudiée.

____

  1. On ne parlera pas ici des apocryphes gnostiques, porteurs de doctrines de nature très particulière, mais des traditions de type narratif rassemblées, notamment, par les éditions Gallimard dans la collection de la Pléiade : Écrits apocryphes chrétiens, t. I, 1997 (dans les notes qui suivent, les numéros de pages entre parenthèses renvoient à ce volume).
  2. Pour d’autres approches de ces questions, cf. D. Vigne, Christ au Jourdain. Le Baptême de Jésus dans la tradition judéo-chrétienne, Paris, Gabalda, 1992, p. 107-132. Id., « La filiation divine du Christ dans le judéo-christianisme », dans Bulletin de Littérature Ecclésiastique, CIX/4 (2008), p. 339-366.
  3. La délimitation historico-critique de ces textes, outre qu’elle est très difficile à faire, aurait exigé trop de commentaires qui ne peuvent être fournis ici. Notre lecture, résolument transversale, mettra donc en contact des textes d’époques différentes, mais véhiculant des traditions fort anciennes, voire datant de la période néotestamentaire, et manifestement apparentées.
  4. Sa rédaction finale est du IVe siècle, mais sa composition remonte au début du IIe siècle (p. 505).
  5. Ascension d’Isaïe 10, 7-11 (p. 538-539).
  6. 1 Co 2, 8 ; Ep 3, 9-10 ; cf. 1 P 1, 12.
  7. Ignace d’Antioche, Épître aux Éphésiens 19, 1 : « Le prince de ce monde a ignoré la virginité de Marie et son enfantement. »
  8. En mettant en scène l’ange Gabriel, puis « l’Ange du Seigneur » et la multitude qui l’accompagne (Lc 1, 26 ; 2, 9-15), Luc veut-il écarter cette interprétation ?
  9. Ascension d’Isaïe 10, 19-21 (p. 539).
  10. La place manque pour approfondir ici deux détails : les « mots de passe » nécessaires au franchissement des seuils, et la façon dont le Christ traverse aussi le firmament, c’est-à-dire « les airs », demeure des démons.
  11. Cf. Clément d’Alexandrie, Strom. VII, 93, 7.
  12. Protévangile de Jacquesc 2 (p. 97).
  13. Lc, 2, 33 ; cf. Mt 1, 19.
  14. Jn 1, 11.
  15. Is 8, 14 ; 1 P 2, 8.
  16. Sa rédaction finale date de la fin du VIe s., mais les traditions qu’il met en forme sont beaucoup plus anciennes, comme le montre cet exemple.
  17. Pseudo-Matthieu 13 (p. 132).
  18. Lc 2, 34 ; cf. Mt 10, 36 : On aura pour ennemis les gens de sa famille.
  19. Ep 2, 14.
  20. Protévangile de Jacques 18, 1 ; 19, 2 ; 21, 3 ; Justin de Rome, Dialogue avec Tryphon 88 ; Origène, Contre Celse I, 51.
  21. Pseudo-Matthieu 14 (p. 134).
  22. Ibid., citant Is 1, 3 et Ha 3, 2.
  23. Ou Évangile arabe de l’Enfance (VIIIe s.).
  24. Vie de Jésus en arabe 36 (p. 227).
  25. Ainsi l’Histoire de l’enfance de Jésus, du IIIe s. (p. 197-202).
  26. Coran, Sourates III, 46-49 ; XIX, 29-33 ; V, 110.
  27. Lc 2, 41-50.
  28. Pseudo-Matthieu 18-19 (p. 137).
  29. Mc 1, 13 ; cf. 4, 41 : Qui est-il donc, celui-là, que même le vent et la mer lui obéissent ?
  30. Pseudo-Matthieu 20 (p. 138).
  31. Pseudo-Matthieu 22-23 (p. 139-140), citant Is 19, 1.
  32. Une divinité par jour de l’année !
  33. Cf. Ex 7-10, Dn 14, etc.

À lire aussi

To top