Mont Athos 1984

241 Mont Athos

Mont Athos

1984 Mémoires

Mont Athos 1984

1. Débarquement

1.1

Ne plus rien faire d’autre que te laisser le plus de place possible dans mon âme. T’ouvrir grandes les portes. T’accueillir, ô Jésus, en ce lieu où tu m’as donné rendez-vous.

La fenêtre devant moi est telle que je voudrais être. Pas seulement transparente : ouverte. Elle baigne dans le ciel sur lequel elle donne. Et le ciel y rentre, comme par vagues, en soulevant légèrement les rideaux blancs. Plus bas c’est un murmure terrible, ou un doux grondement, je ne sais pas encore. Lui aussi entre par vagues dans cette chambre blanche.

La mer est là, toute proche. Elle bat comme un cœur dans cette petite crique que ma fenêtre domine de plus de quarante mètres. C’est comme si j’entendais ta voix. Mais je n’en discerne pas les paroles, excuse-moi, Seigneur ! Je veux t’écouter. Merci de m’avoir amené sur l’Athos.

1.2

À mon arrivée à Caryès, un petit moine pétillant – on aurait dit qu’il se voulait inspiré – m’a regardé, a regardé ma croix, et a dit en grec : « Vous avez une grande croix. Chaque homme a sa croix. Vous avez une grande croix ». J’espère bien qu’il n’était pas inspiré.

1.3

Puisqu’ici, catholique veut dire latin, eh bien ! je suis orthodoxe. Et tant pis s’ils ne comprennent pas que ça veut dire : catholique oriental. Entre deux approximations, il faut choisir la meilleure…

1.4

Lever de soleil sur la mer agitée. Quelle vue grandiose ! La sainte montagne elle-même, qui culmine à 2000 mètres, se dresse sur la droite et perd ses cimes dans les nuages. Le reste de la péninsule fait corps avec elle.

J’imaginais les lieux tout autrement : sur la carte, c’est un petit bout de terre mince comme un doigt… D’ici, c’est un pays que je découvre. Quelque chose de grand et, en même temps, d’immensément simple et gratuit. Quelque chose d’à la fois paisible et frémissant. Quelque chose de beau ; quelque chose de bon. J’y crois.

1.5

Je voulais faire silence. J’ai même dans ma poche un petit papier qui dit, en grec : « Excusez-moi, je voudrais garder le silence ».

Mais je vois qu’il est possible de parler en gardant en soi un certain silence (à vrai dire, ce recul est presque automatique, quand on passe son temps à dire des demi-vérités). Et puis, dire quelque chose par écrit, c’est encore un langage, et ça attire encore plus l’attention.

Non, il y a mieux à faire : se taire, mais en secret. Ils croient que je parle, et en fait, je me tais ! Intéressant, non ?

1.6

C’est peut-être un aspect de la réponse à la grande question : comment concilier une vie active, créative, « originale », avec l’esprit de simple obéissance, de soumission à la volonté de Dieu, avec un idéal de vie « normale », voire même banale ? Comment être à la fois audacieux et soumis ? Comme en ce moment : en étant apparemment l’un et réellement l’autre. En étant plus soumis, plus traditionnel, plus « banal » qu’il ne paraît. N’est-ce pas un des secrets de la vie monastique ?

1.7

Je trouve cela lumineux. Oh, faire ta volonté, mon Dieu ! Vivre de ta volonté, me nourrir de ta volonté ! Oh, vivre de ta vie, laisser ta vie grandir en moi ! Ne plus compter sur mes forces propres, mais sur la tienne ! Que Ta volonté soit mon repos…

1.8

Puisque le cœur penche à gauche, et puisque l’amour du Christ transcende les perpendiculaires, je veux bien faire mon signe de croix légèrement de travers. Mais je ne vois pas encore pourquoi le fait de l’achever quelque part en dessous de la rate devrait être considéré comme une des gloires de l’orthodoxie grecque.

Parfois même, les bois de la croix se confondent dans une espèce d’oblique bizarre. Manquerait-il à l’orthodoxie une certaine sensibilité à la dimension horizontale ? Réponse : oui.

2. Stavronikita, Iviron

2.1

Mon pèlerinage a commencé à Stavronikita, le plus petit des vingt monastères de l’Athos. Paisible, dense, bien cerné et même un peu ramassé sur lui-même, aspects qui ne sont pas pour me déplaire.

Ils prient la nuit, dorment et travaillent le jour, tous les offices ayant lieu entre 7 heures du soir et 7 heures du matin, heures extrêmes du « jour athonite », qui commence et finit avec le soleil. En tous cas, très bonne impression.

2.2

J’ai parlé de la prière avec un jeune moine, australien d’origine. Il m’a invité à dire la prière de Jésus en faisant des métanies. Joignant le geste à la parole, il m’a entraîné vers un coin d’herbe verte où j’ai pu voir comment se pratique l’exercice !

Il m’a aussi redit que tout travail devait être vécu comme une « diaconie », un service, donc une obéissance. Il comparait la croissance spirituelle à celle d’une maison qu’on construit : il faut beaucoup de petites choses, ça avance très lentement, mais peu à peu ça tient, c’est harmonieux, durable.

Il m’a rappelé aussi que la « science » véritable n’est pas une somme de connaissances (l’ordinateur fait aussi bien que l’homme dans ce domaine, et mieux), mais une capacité de relier les faits d’une manière qui révèle leur sens.

D’où la nécessité de garder son intelligence libre, sereine, ouverte à la grâce de Dieu. C’est elle, la grâce, qui établit les liens. C’est elle qui pense !

2.3

À une heure de là, par un sentier rocheux longeant la côte, j’ai découvert le monastère d’Iviron, troisième en dignité après la grande Laure et Vatopédi. Beaucoup de bâtiments, peu de moines. Le régime idiorythmique ajoute à cette impression de vide. Mais d’autres impressions sont venues la confirmer.

2.4

Une pancarte agressive attire l’attention dès l’entrée de l’hôtellerie. En grec ancien, elle dit : « Qui n’est pas chrétien orthodoxe n’est pas grec. » On croirait voir les juifs discuter le cas des juifs chrétiens, ou des juifs athées ! Et de fait, je verrais volontiers dans le nationalisme étroit un trait de judaïsation ; en tous cas, ça ne m’a pas plu.

D’autant moins que cette identification suggère évidemment l’idée que « qui n’est pas grec n’est pas un chrétien orthodoxe ». Je m’en suis ouvert à un moine en partant. Il n’a pas compris.

Chers frères orthodoxes, vous judaïsez. Tant mieux si ça vous aide, mais à nous, ça fait mal.

2.5

Le salon comportait une série de petites affiches et billets de même style ; à la fois bizarre et touchant. Exemple : l’Antichrist est déjà né (en 1962), il commencera son règne démoniaque en 1992… Et il est sur le point de se révéler.

Mais là, les dates hésitent : on en devine une première, qui a été rayée à son tour et remplacée par 1984, celle-ci rayée à son tour : ayant été remplacée par 1991 ! Enfin, la conclusion est bonne, et c’est elle qui compte : convertissons-nous.

J’ai été un peu étonné de voir des orthodoxes se livrer à des spéculations apocalyptiques de ce genre. Mais ça va bien dans le sens du côté judaïsant précité.

2.6

Une autre affiche parlait du « miracle de la lampe », qui aurait lieu à chaque grande fête : cette lampe à huile, qui se trouve juste devant les portes saintes, tourne et oscille toute seule, au rythme du chant liturgique, s’il vous plaît !

Ça ne s’est pas passé une fois, mais maintes fois, et encore l’année dernière, m’a affirmé le moine cuisinier, qui a ajouté : « Il y en a qui ont des explications… en tous cas, moi je dis : si ça arrive, c’est pour qu’on se convertisse. » Ici encore, le chemin est bizarre, mais le but est atteint !

2.7

J’ai pu (par chance) visiter le catholicon, vaste église peinte en rouge, et entourée comme toujours par les habitations des moines. Stupéfaction. Le mot n’est pas trop fort. C’est splendide, c’est glorieux. J’ai compris que l’or pouvait être un sacrement.

À noter : l’icône miraculeuse de la Vierge dite Portaïtissa, qui malgré ses revêtements surchargés, m’a fait pleurer en l’embrassant. Quant à la fameuse lampe devant le sanctuaire, elle tournait ! Peut-être qu’on venait de l’allumer ?…

Au centre du chœur, un pavement vieux de mille ans, remontant à la première église, disait : « Moi, Georges, géorgien, moine et fondateur, j’ai consolidé ces colonnes que rien ne pourra jamais ébranler ». Évidemment, les colonnes en question ont disparu… Mais encore une fois, le sens ultime est vrai : l’église est toujours là ! Ah, ces orthodoxes…

3. Sainte montagne

3.1

Non, je n’aurais pas deux fois ce moment-là dans ma vie. Et je veux t’en rendre grâces, je veux t’en remercier, Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel. Perché sur ce petit chêne dont l’ombre me caresse, je ne sais quel vertige préférer : celui d’en bas, celui d’en haut ?

Sous mes pieds la pente dégringole en ravin, ou mieux en fjord, dont les angles abrupts s’enfoncent dans un bras de mer, très loin, très profond. Et comme un coquillage, le monastère de Saint Grégoire détache là-bas ses toits rouges sur la mer bleue.

L’eau scintille. De ce côté-ci de la péninsule, elle est calme, et la végétation a quelque chose de plus paisible. Mais devant moi se dresse une autre grandeur, aride, vertigineuse elle aussi : on a peine à y croire, tant elle tranche sur tout ce qui l’entoure. Elle se tient comme debout entre terre et ciel, sainte montagne, symbole paisible et solennel de solitude et d’amour de Dieu.

3.2

Non, je ne sais comment te rendre grâces, ni pourquoi tu me combles tant, ô Dieu, si grand et si profond. Mais ce que je veux te dire – dans l’intimité, tu me permets de te vouvoyer ? – ce que je veux vous dire, c’est que je vous aime, que je vous aime de toute ma pauvre âme, et que je veux vous aimer toujours.

Cette déclaration d’amour, je vous l’offre dans la foi, sans voir, sans savoir qui vous êtes, sans vous connaître, mais parce que je crois en vous. Vous êtes mon espérance et mon salut. Je compte sur vous, Seigneur, pour tout le reste de ma vie.

Je compte sur votre aide, sur votre miséricorde, sur vos protections. Je vous supplie de les étendre à tous ceux que j’aime, à Monique, à mes enfants, à notre communauté. Faites-moi parvenir au port du salut, au paradis. Gardez-nous du péché et des méchants. Sauvez-nous, sauve-nous, Jésus-Christ ! Fils du Dieu vivant, aie pitié de nous !

Seigneur, permettez aussi que les ambiguïtés de mes « déclarations d’identité » sur cette Sainte Montagne ne fassent de tort à personne, c’est-à-dire passent inaperçues. Je vous le demande [quel guêpier…]. Écoutez-moi, exaucez-moi ! Amen.

4. Philothéou, Grigoriou

4.1

Je garde une impression bizarre du monastère de Philothéou. Quelque chose de tendu, de « pur » au sens suspect du terme, circulait dans ces couloirs, où les moines s’activaient en s’écriant à tout moment : « Κυριε Ιησου Χριστε ελεισον με ! », d’une voix aiguë, presque aigrelette. Celle-là même de l’higoumène, homme délicat et inflexible, dont l’influence se fait sentir partout.

Beaucoup de jeunes, de très jeunes moines, aux joues duveteuses, au regard un peu égaré. Je n’ai pas eu un seul sourire. Ah si, au moment du départ : celui d’un moine de 25 ans, Philothée, justement ; mais ce sourire avait quelque chose d’étranger et de narquois.

4.2

Pourtant, que ce monastère était beau ! Les offices s’effectuaient dans un ordre admirable. Le va-et-vient de l’église au réfectoire, situés l’un en face de l’autre, était très suggestif (noter qu’à la sortie de l’un et de l’autre, quelques moines se tenaient prostrés) et presque joyeux.

L’encens sentait bon (mais ils en ont aussi un autre, qui sent très mauvais). Les fresques, l’église rouge, la forêt autour… Et dedans, et dedans ? La joie, l’amour ? Pas facile à dire…

4.3

Le monastère de Saint Grégoire est d’un style… plus maritime, et plus décontracté. Dans l’église, ça sentait le poisson. Je n’ai pas réussi à discerner si l’odeur venait des cuisines, ou des moines que j’avais vu la veille au soir partir, joyeux, à la pêche au calamar.

Il y avait un autre moine qui sentait des odeurs encore plus désagréables. Petit, gros, somnolent, et pourtant : il levait la tête de temps en temps et interpellait les chantres qui avaient dit un mot de travers. Et quand l’un d’eux a dû s’absenter pour un quart d’heure, il a tranquillement chanté la Paraclisis de sa stalle !

4.4

Croiser les bras, c’est arrogant. Croiser les jambes, c’est insolent. Il me reste juste à croiser les mains, pendant ces longues heures d’office où, à vrai dire, on ne voit pas le temps passer.

4.5

J’aime l’heure où le ciel pâlit et où, pour la première fois de la nuit, on voit la voûte des fenêtres se dessiner dans la coupole. Heure bénie entre toutes.

4.6

J’ai complètement perdu le sens du temps depuis quatre jours. Mis à part le fait que je suis sans montre, ces prières nocturnes modifient mon sommeil, qui devient léger ou inexistant. La nourriture salée, toujours sobre (une seule fois des fruits), ajoute à ce sentiment de légèreté.

J’imagine les modifications qu’un tel régime rend possible, à la longue. De quoi devenir effectivement un être « à la limite » de ce monde et de l’autre.

5. Orthodoxie

5.1

Une autre découverte encore. Mon grec « zigzag », comme ils disent, m’a permis de tenir plusieurs conversations avec ces pèlerins grecs venus souvent de très loin, à la foi simple et profonde, naïve mais combien édifiante.

Leur sensibilité spirituelle est saine ; plus que cela, elle est juste. Leur âme est belle ; celle des Français m’apparaît, en comparaison, comme cariée. Mais combien de temps la garderont-ils encore ?

5.2

Petite légende, reçue d’un paysan en pèlerinage. Lors d’un Concile œcuménique on discutait âprement le mystère de la Tri-unité, lorsque saint Spiridon, berger de son état, se présenta aux portes. On voulut l’en chasser, rien n’y fit.

Il s’avança dans la noble assemblée et sortit de sa besace… une tuile. Il la prit dans ses mains et la serra si fort, que le feu qui avait cuit la tuile en sortit par le haut, que l’eau qui avait fait la boue en coula par le bas, et que la terre sèche lui resta dans les paumes. « Voilà, dit-il, comment un peut être trois, et comment trois peuvent être un » !

5.3

J’ai entendu ici quelques « apophtegmes » qu’il serait dommage d’oublier : choses déjà inscrites, en fait, dans ma mémoire, mais que ces notes aident à fixer.

Il y a à Chypre un saint prêtre marié qui a treize enfants. Courage, diacre Daniel !

Les ermites de l’Athos, dont l’unique prière est la prière du cœur, ont si parfaitement assimilé la prière liturgique qu’ils sont capables de réciter par cœur n’importe quel office cénobitique et de corriger les entorses au Typicon lorsqu’ils séjournent au monastère ! Ils récitent d’ailleurs leurs office de tierce, none, sexte, etc., en cellule… en passant le même temps en prières de Jésus.

L’eau consacrée lors de la « grande bénédiction des eaux », à l’Épiphanie, est parfois bue après la communion, avec l’antidoron. Mais alors que d’habitude, l’antidoron passe avant l’eau (consacrée par la « petite bénédiction des eaux), ici l’eau passe avant l’antidoron : les moines y communient en premier, après prostrations.

Il existe à Thessalonique une famille orthodoxe apparemment banale, et sans instruction particulière, où tous les jours à table on lit les Pères de l’Église. Et quand les fils font des bêtises, la pénitence s’effectue devant l’icône et se chiffre en métanies. Si la faute est très grave… une nuit de veille !

Des évêques, des grands professeurs aussi, ont ici pour gérôn un moine ignare à qui ils se réfèrent pour toute grande décision.

Quant aux apophtegmes retransmis par le numéro du Messager Orthodoxe, ils sont du plus pur style patristique, et je l’avoue, bouleversants. Pas à dire, l’Athos vit. Mais ils ont beau être prophètes, quelle bande d’intégristes…

5.4

Père Syméon, tu m’as dit d’un air grave qu’il ne fallait pas refuser d’avoir des enfants, même si ça devait amener la gêne ou quelques problèmes dans la maison. Je suis prêt à t’écouter, à te croire même.

Mais dis-moi, pourquoi cela vous gêne tant que l’église orthodoxe ait en nous, catholiques orientaux, des enfants imprévus ? Nous vous causons des problèmes, peut-être ? Et ces barrières dont vous vous entourez, elles ne seraient pas un peu… vos moyens contraceptifs ? Allons, place à la vie !

5.5

M’interdire d’embrasser les icônes ! M’interdire d’embrasser ma mère ! Mes portraits de famille ! Au nom de quoi ? Des raisons politico-ecclésiastiques que vous fustigez dans le catholicisme ? Ah frères, ne jouez pas au frère aîné qui cherche à faire passer le cadet pour un bâtard… sinon, le Père va se mettre en colère !

5.6

Orthodoxes, je vous propose d’exacerber un tout petit peu moins le sens de votre humilité personnelle, et d’avoir un tout petit peu d’humilité collective. Vous êtes pécheurs, oui, et nous aussi ; donc votre église n’est pas parfaite, et la nôtre non plus. ’Εν ταξι;

6. Monachisme

6.1

Je repars porteur d’un grand message. Le monachisme est possible. Il existe. Il est là, simple et réel. Ils ne sont pas tombés du ciel, ces braves moines. Ils y montent, c’est différent. Et moi aussi.

Comme disait tel d’entre eux : les moines imitent les anges, les séculiers imitent les moines, voilà le christianisme !

6.2

Le moine ne perd pas l’amour, ne perd pas la joie, ne perd pas la vie. Il les concentre, les élève, et les répand de plus haut. Comme un jet d’eau qu’on resserre. Son apparente raideur, son isolement ne sont que la base de cet élan qui plus loin et par nature s’épanche.

C’est là une démarche dont j’ignore la radicalité, mais pas l’essence. J’aurais même avec elle certaines affinités.

6.3

Sainte montagne, je t’aime. Mais je te quitte sans regret. Partir, c’est mourir un peu : partir d’ici, c’est mourir un peu, certes, mais par là même, c’est un peu être moine. Partir. Ne pas s’attacher, ne pas regretter, ne pas craindre.

Sainte montagne, je ne te quitte pas vraiment, je t’emporte avec moi. J’emporte dans mon cœur un petit bout de toi, un petit ermitage intérieur. Je continuerai à t’explorer, à te découvrir. J’emporte dans mon exil, l’exil que tu incarnes. Je suis devenu un de tes pèlerins.

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TABLE

1. Débarquement

1.1 – Ne plus rien faire d’autre – 30,018b – 01.08.1984

1.2 – À mon arrivée à Caryès – 30,019a – 01.08.1984

1.3 – Puisqu’ici, catholique – 30,019b – 01.08.1984

1.4 – Lever de soleil – 30,019c – 01.08.1984

1.5 – Je voulais faire silence – 30,020a – 02.08.1984

1.6 – C’est peut-être un aspect – 30,020b – 02.08.1984

1.7 – Je trouve cela lumineux – 30,021a – 02.08.1984

1.8 – Puisque le cœur – 30,021b – 02.08.1984

2. Stavronikita, Iviron

2.1 – Mon pèlerinage a commencé – 30,021c – 02.08.1984

2.2 – J’ai parlé de la prière – 30,022a – 03.08.1984

2.3 – À une heure de là – 30,022b – 03.08.1984

2.4 – Une pancarte agressive – 30,023a – 03.08.1984

2.5 – Le salon comportait – 30,023b – 03.08.1984

2.6 – Une autre affiche – 30,023c – 03.08.1984

2.7 – J’ai pu (par chance) – 30,024a – 03.08.1984

3. Sainte montagne

3.1 – Non, je n’aurais pas deux fois – 30,025a – 04.08.1984

3.2 – Non, je ne sais comment – 30,025b – 04.08.1984

4. Philothéou, Grigoriou

4.1 – Je garde une impression bizarre – 30,031a – 04.08.1984

4.2 – Pourtant, que ce monastère – 30,031b – 04.08.1984

4.3 – Le monastère de Saint Grégoire – 30,032a – 04.08.1984

4.4 – Croiser les bras, – 30,034a – 04.08.1984

4 5 – J’aime l’heure où le ciel pâlit – 30,034b – 04.08.1984

4.6 – J’ai complètement perdu – 30,032b – 04.08.1984

5. Orthodoxie

5.1 – Une autre découverte encore – 30,036a – 05.08.1984

5.2 – Petite légende, reçue d’un paysan – 30,033b – 04.08.1984

5.3 – J’ai entendu ici quelques apophtegmes – 30,029a – 04.08.1984

5.4 – Père Syméon, tu m’as dit – 30,032c – 04.08.1984

5.5 – M’interdire d’embrasser les icônes – 30,033a – 04.08.1984

5.6 – Orthodoxes, je vous propose – 30,033c – 04.08.1984

6. Monachisme

6.1 – Je repars porteur d’un grand message – 30,034c – 05.08.1984

6.2 – Le moine ne perd pas l’amour – 30,036b – 05.08.1984

6.3 – Sainte montagne, je t’aime – 30,036b – 05.08.1984

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