Apaisement
Quand les peupliers immobiles
Laissent bruisser leurs feuilles doucement,
Quand les hautes marées du ciel
S’en vont retirant leurs eaux de lumière,
Oubliant un sable d’étoiles,
Quand un sourd bonheur indicible
Vient naviguer dedans ma solitude,
La traversant sans la quitter
Comme les lentes eaux dans ce canal,
Assis dans l’herbe, je Te louerai en paix.
Daniel Vigne