Colline
Nous avions pas à pas gravi la pente
Que le soleil caressait de son jour
Quand le vent, rendant l’herbe frissonnante,
Nous enveloppa d’un souffle d’amour.
Sur l’horizon s’étirait la grand-voile
D’un nuage immense, aux contours légers.
L’air vibrionnait de reflets opales
Luisant jusque dans le val ombragé.
Nous nous tenions sous les branches d’un chêne ;
Comme nous, son feuillage frémissait.
Un tourbillon où de lumière aérienne,
Visitant nos âmes, les exhaussait.
Le ciel daigna nous livrer son haleine,
Bénir nos corps et nos cœurs embrassés.
Daniel Vigne