Jean-Pierre Prévost – Petit dictionnaire des Psaumes

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David inspiré par Dieu (1225) - Morgan Library, (ms. 295), New York

David inspiré par Dieu (1225) - Morgan Library, (ms. 295), New York

Livres religieux

Jean-Pierre Prévost – Petit dictionnaire des Psaumes, Paris, Éditions du Cerf, Cahiers Évangile n° 71, 1990. (résumé-citations D. Vigne [pdf]).

Jean-Pierre Prévost

Petit dictionnaire des Psaumes

I – L’homme, créature de Dieu

  1. HOMME (Adam = le terreux) (+ Ish-Ishah + Enosh).

Paradoxe de sa condition : vocation royale (8,4) et extrême fragilité (39,6 ; 62,10 ; 94,11 ; 144,3).

Mais Dieu prend parti pour son bonheur (66,5 ; 84,6 ; 107,8.15.21.31)

  1. Âme (Nephesh) : la gorge (107,9), le cou, symbole de soif, de désir = l’homme en tant qu’être de désir.

La vision hébraïque de l’être humain est unitaire et non dualiste : l’âme, c’est l’homme (88,4 ; 16,10 ; 49,9).

C’est son âme que l’homme élève vers Dieu (35,9 ; 42,6.12).

  1. Cœur (Leb) : renvoie plutôt à l’intelligence, la compréhension ; cœur et sagesse vont de pair.

Organe physique (38,9.11), mais surtout centre et mystère intérieur de la personne (17,3 ; 7,10).

Siège des émotions (55,5 ; 27,3.14), de la tristesse (13,3), de la joie (4,8), de la volonté (20,5).

Importance du thème des « cœurs droits » (7,11 ; 11,2 etc.).

  1. Souffle (Rouah) : sens cosmique (vent : 1,4), anthropologique (souffle vital), théologique (Esprit)…

Le monde est créé et recréé par le Souffle de Dieu (33,6 ; 147,18 ; 104,29).

Fonction respiratoire (104,29 ; 142,4 ; 143,4). Siège de la volonté et des décisions (32,2).

L’homme est habité par le souffle de Dieu (51,12.14 ; 31,6 ; 51,13 ; 143,10).

  1. Vivre (Hayah) : au sens physique, mais surtout existentiel (bien-être, qualité de vie ; 34,13).

L’homme est appelé à être un « vivant » (56,14) qui loue Dieu (150,6).

Certes, sa vie est tragique (31,11 ; 88,4 ; 49,8) et débouche sur la mort.

Mais Dieu est le Vivant (42,3 ; 84,31), à qui l’homme demande : « Fais-moi vivre » (119, 25.37.40 etc.).

  1. Chair (Basar) : lieu d’une expérience totale (38,4 ; 102,6 ; 119,120 ; 84,3)

Indique la finitude humaine, la fragilité, la vulnérabilité (78,38).

Mais la chair « bénira le Seigneur à jamais » (145,21), car le Verbe s’est fait chair…

  1. DIEU (Yahvé, El, Elohim, Eloah, Adonaï, Elyon, Shaddaï = 7) : 1275 références, 8 par psaume.

Yahvé (695 fois + 43 Yah) : le Dieu personnel révélé à Moïse, le tétragramme imprononçable.

Il est grand (8,2 ; 48,2 ; 96,4), unique (18,32 ; 83,19 ; 89,9 ; 113,5), aimant (107,1 ; 136,1 ; 86,15 ; 100,5).

El 77, Eloah 4 : nom ancien hérité de peuples sémitiques ; Elohim 365 : pluriel de plénitude.

Adonaï 67 : le maître, le roi (86 : 7 fois) ; sens messianique (110,1 !).

Elyôn 21 vient de la racine alah, monter ; le Très-Haut (97,9 ; 47,3).

Shaddaï 2 : le Dieu des montagnes, le Puissant (91,1 ; 68,9).

  1. Gloire (Kabod) : de Kabed, avoir du poids, être lourd (32,4 ; 38,5) : une densité de présence.

Le rayonnement de la puissance et de la sainteté de Dieu (26,8 ; 63,3 ; 145,5).

Cette gloire s’étend à tout l’univers (19,2 ; 57,6.12 ; 108,6 ; 113,4).

Elle est communiquée à l’homme, qui trouve en Dieu « sa gloire » (3,4 ; 62,8 ; 73,24 ; 84, 12).

  1. Vérité (Emet) : racine Aman, être solide, ferme, durable, fiable, digne de confiance (25,13).

Emounah est la foi de l’homme (pistis) (78,22.32.37) et la vérité de Dieu (43,3 ; 71,22 ; 89,15).

« Amen » marque l’adhésion de l’homme à la Parole divine.

La foi n’est pas croyance intellectuelle, mais vie conforme à la vérité (25,5 ; 26,3).

  1. Sainteté (Qodesh) : pas l’équivalent du sacré-séparé païen, mais idée de consécration et d’appartenance.

Le Nom de Dieu est saint (33,21 ; 103,1 ; 105,3 ; 106,47…), dans un sens transcendant.

Les psaumes de la royauté soulignent cette grandeur redoutable (47,9 ; 93,5 ; 96,9 ; 97,12…).

La sainteté s’attache à des lieux : la montagne de Sion (2,6 ; 3,5 ; 15,1…), du Sinaï (68,18), le temple (5,8 ; 11,4 ; 65,5…), la demeure (68,6 ; 43,3), le trône (47,9), les hauteurs (102,20)…

 

II – Israël, peuple de Dieu

  1. PEUPLE (Am) : appartenance au peuple élu, à la différence des païens (goyim).

Israël a été choisi et mis à part (33,12) comme l’ont montré les hauts faits de l’Exode (136,16).

Il est le « troupeau » du Seigneur (77,21 ; 78,52 ; 95,7), son héritage (28,9 ; 94,4 ; 106,40).

Mais ce peuple a aussi la nuque raide (81,12 ; 95,10) et sera jugé pour cela (50,4 ; 72,2).

Car la vocation d’Israël en fait un témoin devant les nations, invitées à la louange (47,2 ; 66,8 ; 67,4).

  1. Sion (Tsion) : la cité de David, mais surtout la montagne du temple comme demeure de Dieu.

Le psalmiste admire ses tours (48,13), les exilés rêvent d’y retourner (137,1 ; 126,1 ; 53,7).

Dieu a choisi d’y siéger (132,13 ; 9,12 ; 76,3 ; 135,21) à travers son Roi (2,6 ; 20,3).

Elle doit être la capitale spirituelle de l’humanité (87,5 ; 133,3).

  1. David : 88 références, dont 73 superscriptions (MizmorleDavid = psaumes de ou à David).

Ces attributions ont un fond historique : David a développé la liturgie d’Israël (2S 6,23).

Quatorze psaumes sont rattachés à un épisode de sa vie (51 : adultère avec Bethsabée).

Il est figure de l’homme croyant, conscient de ses limites et de ses fautes, mais confiant en Dieu.

Roi choisi par Dieu, (18,51 ; 89,36 ; 132,10 ; 144,10), il est figure du Messie à venir (89,4.21).

  1. Roi (Melek) : une tâche humaine (72,1), mais surtout une dignité divine.

Dieu, roi des rois, décide des victoires d’Israël (47,3 ; 44,5 ; 20,10 ; 18,51 ; 21,2).

Souverain de la création (93,1 ; 96,10 ; 29,10 ; 47,1), il régnera à jamais (98,6 ; 68,30 ; 72,10).

  1. LOI (Torah) : de yarah (?), pointer du doigt, donner la direction, d’où instruire et enseigner.

Elle n’est pas un code abstrait, mais une source de joie (19,8 ; 40,9), un guide (37,31 ; 78,10).

Elle est personnalisée, spécialement en 119 (25 emplois), avec tous ses synonymes…

  1. Juste (tsaddik) : signale la conformité à l’ordre voulu par Dieu, la qualité de la relation avec lui.

Dieu est juste (7,10.12 ; 11,7 ; 145,17) en tant que maître du monde et juge final (98,9 ; 96,13).

Il fait justice (103,6), d’une justice qui se confond avec sa miséricorde (33,5).

L’homme juste à la même attitude envers son prochain (15,2 ; 112,4s.).

  1. Chemin (Derek) : au sens propre, route ; au sens figuré, direction de vie, destinée.

Il y a deux voies, entre lesquelles il faut choisir radicalement (1,6 ; 36,5 ; 37,7).

Dieu a un chemin pour l’homme (27,11 ; 86,11 ; 119,33) et pour son peuple (103,7 ; 95,10 ; 81,14).

Les psaumes expriment une spiritualité de pèlerinage et de marche, en rappel de l’Exode.

 

III – L’homme devant Dieu

  1. PRIÈRE (Tephillah) : une pratique plus qu’une théorie, une attitude vraie de l’homme devant Dieu.

Elle commence dès le matin (88,14 ; 5,3), se prolonge le soir (141,2) et dans la nuit (42,9).

Elle jaillit dans les moments de détresse, comme un cri (4,2 ; 5,3), une plainte (17,1 ; 61,2 ; 81,3)

Titre de 4 psaumes : de David (17, 86, 142, +72,20), de Moïse 90, d’un malheureux 102.

  1. Bénir (Barak) : la plus fréquente et la plus ancienne des prières bibliques.

Avant tout, l’homme bénit Dieu pour lui-même (28,6 ; 31,22 ; 41,14…).

Mais il le remercie aussi pour les faveurs reçues (16,7 ; 28,6 ; 31,22 ; 66,20 ; 124,6).

Dieu bénit la terre (65,15 ; 132,15), son peuple (29,11 ; 67,2 ; 115,12s.), le juste (5,13), le roi (21,7).

  1. Louer (Hallal) : crier de joie, acclamer ; le climat de la prière des Psaumes (22,23).

La louange s’intensifie dans les psaumes 100-150 (23 fois Alleluia), et surtout dans les trois derniers.

Dieu mérite d’être loué, pour lui-même (65,2 ; 145,3 ; 106,1) et pour ses hauts faits.

Toute la création de ou sa grandeur (148,1s. ; 69,35 ; 150,6).

 

  1. Rendre grâce (Yadah) : confesser, proclamer publiquement (et non pas seulement remercier).

Très proche de hallal (louer), auquel il est souvent associé (35,18 ; 44,9 ; 100,4 ; 106,47…).

Mais l’action de grâces est plus ponctuelle que la louange : c’est une acclamation festive (35,18).

Elle est souvent associée à un récit (118 ; 30,12 ; 138,1), et à un chant (7,18 ; 18,50 ; 30,5…).

  1. Se réjouir (Samah) : la religion d’Israël est joyeuse (fêtes, musique, danse…) !

Cette joie est pascale : fruit d’un retournement de situation (30,12 ; 31,8 ; 51,10), de la mort à la vie.

Le retour d’exil a été, dans l’histoire d’Israël, une explosion de joie (14,7 ; 126,2.5).

L’atmosphère du culte et celle de la joie (43,4 ; 100,2). Dieu lui-même se réjouit (104,31) !

  1. Psaumes (Mizmor) : jouer de la musique, chanter ; avec Shir (chant), 87 fois dans le titre.

Les titres comportent de nombreuses notations musicales sur les instruments, les modes…

Les psaumes sont faits pour être joués et chantés, et non pas récités (47 ; 98) !

  1. ÉCOUTER (Shama) : le premier des commandements (Dt 6,4 ; 5,2) ! Disponibilité, accueil…

Dieu interpelle son peuple qui a du mal à l’écouter (81,12.14 ; 95,7 ; 81,9 ; 50,7).

L’homme croyant est celui qui écoute la voie de Dieu (62, 12 ; 85,9 ; 143,8).

Dieu, lui aussi, écoute l’homme (5,4 ; 6,9 ; 94,9), surtout le pauvre (34,7 ; 69,34).

  1. Appeler, crier (Qara) : invoquer (66,17), convoquer (50,1), donner un nom (147,4).

Le cri jaillit de la détresse (4,2 ; 50,15…), de l’angoisse (18,7 ; 34,7…), de la persécution (3,5…)…

Très souvent, le cri de l’homme est associé à la réponse de Dieu (3,5 ; 4,2.4 ; 17,6 ; 34,7).

Mais parfois cette réponse se fait attendre jusqu’à la fin du psaume (22 ; 69)…

  1. Chercher (Biqqesh) : racine évoquant le culte des idoles, dont on vient « voir la face ».

Le psalmiste cherche la face de Dieu (24,6 ; 27,8 ; 105,4), veut habiter sa maison (27,4).

C’est une activité soutenue, jamais achevée (34,15). Une seule fois le verbe a Dieu pour sujet (119,176). Aux chercheurs de Dieu est promise la joie (40,17 ; 69,7 ; 105,3).

  1. Craindre (Yaré) : révérence et respect envers le mystère de Dieu

Dieu, en Israël, est effectivement redoutable et redouté (76,8 ; 90,11 ; 119,20).

Les « craignant Dieu » sont ceux qui le célèbrent (22,24) et marchent dans ses voies (120,1).

Ils vivent dans son alliance et dans son secret (25,14 ; 34,6 ; 103,11.13).

  1. Parole (Dabar) : mais aussi événement, affaire… car la parole est concrète.

La parole de Dieu est créatrice dès l’origine (33,6 ; 147,15.18).

Elle a été révélée à son peuple (57,19), pendant l’exode (99,7 ; 106,12) et aux prophètes (89,20).

Elle guide le croyant (119,105) et le fait vivre (119,49 ; 56,11).

Les paroles de l’homme sont souvent trompeuses et vaines (31,19 ; 5,7 ; 50,4 ; 63,12 ; 101,7).

 

IV – L’homme sauvé du mal

  1. PÉCHÉ (Hata) : manquer la cible (Jg 20,16), passer à côté, s’égarer (25,8 ; 51,15).

L’aveu : un sens très aigu et très sain de l’expérience malheureuse du péché (32,5 ; 38,4.19 ; 51 ; 79,9).

La demande de pardon : un signe de confiance et d’audace (25,7.18 ; 41,5).

L’accueil du pardon : le bonheur d’une relation restaurée (32,1 ; 85,3 ; 103,10s.).

  1. Méchant (Rasha) : agir faussement, de façon coupable.

Tout le drame des psaumes tourne autour de ces deux figures : le juste et le méchant.

Trois catégories de méchants : les ennemis d’Israël, les puissants qui oppressent, les amis infidèles.

On souligne leur fourberie (109,2 ; 37,21), leur violence (139,19 ; 17,9).

Ils complotent contre le juste (28,3 ; 92,8 ; 101,8) et s’en prennent au faible (11,2 ; 37,14).

Mais surtout, ils bravent Dieu par orgueil et vont jusqu’à nier son existence (10,2s.) .

  1. Shéol : de sha’al, demander, réclamer, ou (autre racine) être profond (d’où fosse, abîme ; cf. Hadès).

À l’origine, c’est le lieu où séjournent tous les morts (89,49 ; 6,6 ; 18,6 ; 42,15 ; 55,16 ; 89,49 ; 116,3).

Peu à peu, le mot désigne le sort réservé aux méchants (9,18 ; 31,18 ; 49,15 ; 55,16).

D’où la prière pour en être libéré (116,3 ; 18,5 ; 88,3), voire exempté (16,10 ; 30,4 ; 86,13 ; 49,16 ; 73,23).

C’est sur cet espoir que germera (vers 250 avant J.-C.) la foi en la résurrection des morts.

  1. Pauvre (Ani) : une situation objective d’humiliation, de misère de malheur, et non un idéal ascétique.

Le pauvre fait état de sa misère (40,18 ; 70,6 ; 86,1 ; 109,22 ; 25,18 ; 88,16).

Sa plainte est une exigence, un plaidoyer en faveur de la pitié et de la justice (72,4 ; 82,3 ; 41,2).

Dieu est son refuge (14,6), il entend son cri (34,7 ; 72,12s. ; 10,14.17).

Cette expérience est un creuset ou l’homme apprend à chercher Dieu (69,33 ; 37,11).

  1. Sauver (Yasha) : cf. Josué, Osée, Isaïe, Josias, Josias, Jésus, et Hosanna !

Mettre au large, rendre spacieux, libérer, par opposition à l’étroitesse (angoisse = angustia) (18,20 ; 118,5).

On est sauvé de ses ennemis (17,7 ; 18,4 ; 22,2), le salut est une victoire de type militaire (108,7 ; 76,10 ; 20).

Pendant l’exil, le salut est attendu comme le retour à Sion (69,36 ; 106,47). Il s’intériorise (51,14).

  1. Grâce (Hen = charis), faire grâce (Hanan = eleein) : beauté physique (45,3), bienveillance, gratuité.

Hanneni, pitié pour moi ! Un cri spontané du psalmiste (17 fois ; 4,2 ; 6,3 ; 9,14 ; 25,16 ; 26,11…).

Il attend que Dieu se manifeste comme un Dieu de grâce = de pitié (86,15 ; 103,8 ; 111,4 ; 116,5 ; 145,8).

Le juste, lui aussi, sait avoir pitié (36,21.6 ; 112,4). La grâce reçue se traduit par la bonté envers autrui.

  1. Miséricorde (Rahamim) : affection maternelle, utérine, de la femme pour son enfant.

La tendresse et la qualité fondamentale du Dieu de l’Alliance (86,15 ; 103,8 ; 111,4 ; 116,5 ; 145,8).

Le croyant peut compter sur sa miséricorde (69,7 ; 119,156 ; 77,10 ; 79,8 ; 78,38 ; 102,14).

L’homme aussi est capable de tendresse (112,4 ; 103,13).

  1. Aider (Azar) : idée de secours militaire, mais qui suppose aussi l’action de celui qui est secouru.

Le secours demandé à Dieu est urgent : « Ne tarde pas ! » (40,18 ; 22,5 ; 38,23 ; 40,14 ; 70,2 ; 71,12).

Les appuis humains sont décevants, seul Dieu nous porte secours (108,13 ; 22,12 ; 121,1).

Il nous apporte une aide quotidienne face aux difficultés (10,14 ; 20,3 ; 119,175).

Le peuple de Dieu peut compter sur son secours, en avoir l’assurance (46,2 ; 115,9 ; 146,5).

  1. Amour (Hesed = eleos)(Hasid = fidèle) : loyauté, fidélité concrète à une alliance. Idée de plénitude.

Mot associé à miséricorde (86,15 ; 103,8 ; 145,8 ; 51,3 ; 40,12 ; 69,17) et à vérité (25,10 ; 26,3 ; 40,11).

  1. Confiance (Batah) : faire confiance, traduit dans la Septante par elpizein plutôt que par pisteuein.

Il s’agit d’une disposition subjective envers une personne plutôt qu’adhésion à une vérité.

La foi biblique, c’est l’espérance (40,5 ; 71,5) en Dieu seul.

Qui se confie dans leuns armes (44,7), la richesse (52,9 ; 49,7), les puissants (118,8 ; 56,3) sera déçu.

Trois fois le mot est employé au sens de sécurité (4,9 ; 16,9 ; 78,53).

  1. Heureux (Ashrey, au pluriel) : « béatitudes de » ; de Ashar, aller, conduire : idée d’un bonheur dynamique.

Premier mot du psautier (1,1) ! Il y revient 26 fois, en réponse à la quête de bonheur par l’homme (4,7).

Il a une dimension terrestre (128,2), et récompense le bon comportement éthique (106,3 ; 41,2).

Mais il est surtout défini par la proximité avec Dieu (34,9 ; 40,5 ; 84,5).

  1. Paix (Shalom) : plénitude, achèvement, harmonie, intégrité, complétude.

Individuellement : bien-être (35,27), absence d’angoisse (38,4), tranquillité vespérale (4,9).

Socialement : l’opposé de la guerre et de l’insécurité, qui occupent une grande place dans la Bible.

Le juste veut la paix (120,7), l’appelle sur Jérusalem (122,6), l’attend (85,11).

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