Césaire d’Arles thaumaturge

Pallium de saint Césaire © D.Vigne 2012

Pallium de saint Césaire © D.Vigne 2012

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Daniel Vigne, « Césaire d’Arles thaumaturge », dans Césaire d’Arles et les cinq continents, vol. III : Hérésie et miracle dans l’œuvre de saint Césaire d’Arles, Association « Aux Sources de la Provence », préfaces de Marie-José Delage et Bernard Ardura, 2020, p. 89-96 (français) et 97-103 (anglais). [pdf]

Césaire d’Arles thaumaturge

Dans la vie de Césaire, les miracles sont nombreux, ce qui rend hésitant un esprit soucieux de rigueur rationnelle. Ce trait est-il l’indice d’une « mentalité magique » ? Un être humain est-il vraiment capable de faits si extraordinaires ? Comment comprendre les récits qui nous sont ici transmis ?

En regardant ces textes de plus près, nous serons amenés à constater qu’ils ne font nullement l’apologie du merveilleux, ni de quelconques « pouvoirs » supranaturels. Ils nous montrent plutôt Césaire faisant des miracles comme malgré lui, avec un détachement et une gratuité qui ne cherchent nullement à impressionner la galerie.

D’où la sérénité, proche de l’indifférence, de Césaire à l’égard de ces faits prodigieux. Face à un roi comme devant un esclave, en présence d’un impotent comme d’un hystérique, devant une pauvre femme ou devant ses pires ennemis, il reste égal à lui-même et le miracle se fait presque à son insu, parfois par les mains d’un autre. Pour le vérifier, relisons quelques épisodes de cette vie étonnante.

De l’eau à son ennemi

Le premier événement de ce type se produit alors que Césaire a environ 20 ans. Né près de Chalon-sur-Saône dans une famille aisée, le jeune homme aspire à se donner entièrement au Christ. Appel radical : le voici qui part à pied, très loin de chez lui, contre l’avis de sa chère maman qui tente de le faire poursuivre ! Le diable aussi tente de le décourager, mais en vain :

Ayant saisi l’occasion de fuir pour son salut les entraves du siècle, le saint se mit en route vers le monastère de Lérins[1]. Et tandis qu’il cheminait avec pour seul compagnon un serviteur, il traversa le fleuve devant les hommes que sa mère avait envoyés à sa recherche, sans en être vu. Or le diable étant entré dans un malheureux, celui-ci le suivait en criant sans cesse dans son dos : « Césaire, n’y va pas ! » Mais il guérit sur-le-champ le malheureux en lui offrant à boire une coupe d’eau bénite. Nous tenons ce fait de son compagnon mentionné plus haut[2] et il constitua son premier miracle[3].

Le récit est pittoresque : ce jeune homme qui traverse le fleuve à la barbe de ses poursuivants, ce possédé qui lui court après comme un chien furieux… Mais la fin est encore plus significative : Césaire exorcise le démoniaque en lui [p. 90] donnant à boire. L’eau de mort du fleuve est devenue, en lui, source d’eau vive. C’est par l’amour qu’il est vainqueur du mal.

Dans les années qui suivent, comme moine à Lérins puis comme prêtre en Arles, aucun miracle n’est mentionné. Mais devenu évêque vers l’âge de 33 ans, Césaire témoignera d’une sainteté et d’un rayonnement qui ne sont pas seulement des qualités humaines, mais un don d’en-haut.

Face au roi Alaric

L’époque est complexe et agitée : la Gaule est occupée par les Francs au nord, les Burgondes à l’est, les Wisigoths au sud, en perpétuel affrontement. Né en territoire burgonde, mais évêque d’une ville soumise aux Wisigoths, Césaire est soupçonné d’être un allié de l’ennemi. De plus, le roi Alaric II qui réside à Toulouse est un partisan de l’hérésie arienne : il ne reconnaît pas la foi du Concile de Nicée sur la divinité éternelle du Fils, alors que Césaire y adhère entièrement. Pour Alaric II, l’évêque d’Arles est donc, a priori, un étranger sur tous les plans.

Pourtant, avec un tranquille courage, Césaire se rend à Toulouse demander au roi une aide financière pour son église, et surtout pour les prisonniers de guerre affluant dans sa ville, pour lesquels il a toujours eu une grande pitié. Et contre toute attente, la rencontre se passe bien. Césaire était de petite taille, comme on le sait par sa tunique et ses reliques, mais il avait une « densité de présence » humaine et spirituelle qui semble avoir fortement impressionné son interlocuteur :

Alaric le reçut avec une telle déférence que, bien que perverti par l’erreur arienne des barbares, il manifesta au serviteur du Christ les plus grandes marques d’honneur et de respect, de même que ses dignitaires, et le combla de cadeaux. En effet, il lui donna de l’argent destiné à servir au soulagement des captifs et il édicta fermement que l’Église serait définitivement exemptée d’impôts[4].

Miracle diplomatique, pourrait-on dire, que ce changement d’attitude du puissant roi envers le petit évêque. Mais de retour en Arles, les choses se gâtent. Un des secrétaires de Césaire, sans doute par jalousie, le trahit. L’affaire est digne d’un roman d’espionnage :

Armé du poison de l’accusation la plus cruelle, [le traître] dit à des confidents du roi Alaric que le bienheureux Césaire, vu qu’il était originaire des Gaules, cherchait par tous les moyens à soumettre le territoire et la cité d’Arles à l’autorité des Burgondes. […] Condamné sur la foi d’accusations fausses et illégales, il est arraché d’Arles et relégué en exil à Bordeaux[5].

Premiers miracles

[p. 91] Voilà donc l’évêque mis en garde à vue et menacé des pires sanctions. Mais la Providence veille : au cœur de cette affaire politique, nous découvrons en Césaire un homme capable de transcender la situation et d’agir sans hésiter en faveur de ses ennemis.

Il arriva par accident, une nuit, que la cité fut la proie d’un furieux incendie et que la population, accourant rapidement, en appela à l’homme de Dieu : « Saint Césaire, par tes prières, éteins le feu qui fait rage ! » Ayant entendu cela, le saint homme, ému de douleur et de pieuse affection, se prosterne en prière à la rencontre de la flamme qui venait, et aussitôt il arrête et refoule les boules de feu[6].

C’est la première fois, non la dernière, que se manifeste publiquement la puissance miraculeuse de sa prière. Il n’y a pas lieu de douter de l’authenticité du fait : « Que cela se passa ainsi, nous l’avons appris par un témoignage fidèle », écrivent les auteurs de sa Vie. On devine que la foule, et Alaric lui-même, en ont éprouvé une crainte sacrée pour cet évêque charismatique. Mais Césaire fait plus que maîtriser les éléments : réhabilité, il écarte aussi le feu de la vengeance. Accusé de traîtrise, il pardonne à celui qui l’avait trahi et le sauve de la lapidation :

L’innocence du bienheureux étant reconnue, le prince impie ordonne que le saint évêque retourne à son église et se présente à la fois à la cité et au clergé. Quant à l’accusateur, le roi prescrivit qu’il fût lapidé. Déjà le peuple s’assemblait avec des pierres, lorsque l’ordre du roi parvint aux oreilles du saint homme. Aussitôt, se levant en hâte, il refusa par son intercession que son accusateur soit livré à sa vengeance, préférant par sa supplication personnelle le réserver pour la pénitence, afin que le Seigneur guérisse son âme[7].

­Césaire revient donc dans sa ville où il est accueilli avec ferveur. Ce retour est l’occasion d’un nouveau miracle, non sans ressemblance avec les précédents : après avoir vaincu le feu de l’incendie et celui de la vengeance, le voici qui éteint les feux de la canicule !

Toute la communauté ecclésiale, hommes et femmes, sortit à sa rencontre avec des cierges et des croix, attendant en psalmodiant l’entrée du saint homme. Et parce que le Christ fait tressaillir de joie les siens par des miracles, […] à l’arrivée de son serviteur, le Seigneur inonda par une pluie particulièrement abondante la terre desséchée par une très longue sécheresse[8].

Face au roi Théodoric

Quelques années plus tard, une autre calomnie frappe le saint évêque. Elle concerne le monastère Saint-Jean, œuvre de sa vie, où il avait installé quelques moniales sous la direction de sa sœur Césarie. Ce fait est l’occasion d’une nouvelle trahison. [p. 92] Peu après la dédicace du lieu, en 512, le voici accusé d’avoir dilapidé les biens de l’Église en frais de construction. Cette fois, l’accusation est portée devant le roi des Ostrogoths, dont dépend désormais la ville, et qui réside à Ravenne.

Sous escorte militaire, Césaire est donc emmené pour comparaître devant Théodoric, maître incontesté de l’Italie, et connu pour n’être pas un tendre : n’a-t-il pas fait assassiner en plein banquet le roi Odoacre et toute sa famille ? De plus, lui aussi est arien, alors que Césaire est un nicéen convaincu. De quoi craindre pour l’issue du procès ! Mais comme autrefois en présence d’Alaric, quelque chose se passe :

Dès que le roi voit l’homme de Dieu, si assuré et vénérable, il se lève avec respect pour le saluer et, ayant déposé son diadème, le salue à nouveau avec grande bienveillance, l’interrogeant d’abord sur sa fatigue et son voyage, s’enquérant ensuite affectueusement de ses Goths et des Arlésiens. Une fois le saint évêque sorti hors de la vue du roi, celui-ci dit aux siens : […] « Lorsqu’il s’est avancé pour me saluer, un tremblement m’a saisi tout entier. J’ai vu un visage angélique, j’ai vu un homme apostolique[9]. »

Impossible de douter de l’authenticité de ce récit, car les faits le confirment. Avec une déférence surprenante, Théodoric offre à Césaire hospitalité et protection, ainsi qu’un grand plat d’argent rempli de pièces d’or. L’évêque, fidèle à ses principes, s’empresse de mettre l’objet aux enchères et de racheter des prisonniers avec le fruit de la vente ! Le roi aurait pu en en être vexé, mais c’est de nouveau le contraire qui se produit : il l’approuve et l’admire.

Ce retournement de situation n’a rien d’une manœuvre politique ni psychologique. Parmi ceux qui auraient dû le condamner et qui, rappelons-le, ne partageaient pas sa foi[10], Césaire a simplement fait briller la grâce de l’Évangile. Son assurance et sa générosité ont « miraculeusement » forcé le respect.

Le jeune homme de Ravenne

Un jeune homme occupant des fonctions importantes à la cour était tombé gravement malade et gisait inanimé. Il était fils unique et sa mère, suppliante, se présente à l’homme de Dieu en poussant des cris de douleur. Celui-ci, curieusement, commence par la repousser –mais le texte précise : « en pleurant[11] ». Comme Jésus écartant la Cananéenne avant de guérir sa fille, ou pleurant la mort de Lazare avant de le ressusciter, ce texte est plein d’humanité. Comme son Seigneur, Césaire n’a aucun goût pour le geste spectaculaire, le coup d’éclat surnaturel. Si des miracles se font par lui, c’est sous le signe de la compassion :

Mû par la compassion qui lui était familière, voulant céder au devoir de la charité et, en même temps, accomplir un miracle au nom de Dieu de façon à fuir en tout la vanité, il se rendit secrètement et incognito à sa chaumière. Après s’être [p. 93] prosterné dans une longue prière, selon son habitude, il s’éloigna dès qu’il s’aperçut qu’à son invocation, la puissance divine, par l’action de l’Esprit Saint, commençait à se manifester. Laissant derrière lui Messien, son secrétaire, […] il lui ordonna de le prévenir dès que le jeune homme serait revenu à lui[12].

Une heure après, le malade ouvre les yeux et retrouve la vie. La mère se précipite, poussant cette fois des cris de joie, et demande que son fils soit désormais au service de l’évêque. Mais le saint homme l’invite à rendre simplement grâce à Dieu, car le miracle n’appelle que notre humble reconnaissance. Il est la marque d’un amour qui n’est pas réservé à quelques chanceux, mais offert à tous les malheureux.

La fille du diacre Pierre

On a remarqué, dans le récit précédent, que Césaire quitte la chambre du malade avant la guérison attendue. Il s’efface au moment où l’Esprit entre en action. Il ne veut ni qu’on lui en attribue la gloire, ni laisser croire qu’il a la maîtrise de l’événement. Nous retrouvons cette insistance à propos de la fille d’un certain Pierre, diacre d’Arles, qui « gisait muette depuis trois jours, sous l’effet d’une grave maladie ». Son père, à la fois angoissé et confiant, vient se prosterner devant Césaire et le supplie d’obtenir sa guérison. Nous devinons la suite :

Ému de ce qu’il venait d’entendre et contraint par les larmes du vieil homme, Césaire le suit jusque chez lui. Là, une fois entré devant tout le monde dans la maison, pleurant abondamment avec le père, il se prosterne pour prier. Là, comme un autre Élisée, il se glisse au chevet de la malade, dans l’étroit passage entre le meuble et le lit. Et après avoir prié en versant des larmes, il reprend aussitôt le chemin de l’évêché[13].

Voyant Césaire partir, le père s’inquiète, croyant que le saint homme a renoncé à prier pour sa fille. Mais l’évêque demande simplement à un serviteur de rester auprès d’elle et de le tenir informé. Une heure après, celle-ci sort du coma et atteste que ce sont les prières de Césaire qui l’ont guérie ! Les auteurs précisent que cette femme était encore vivante au moment de la rédaction de ce récit. Et ils confirment l’interprétation qu’il faut en faire :

Certes, les serviteurs de Dieu ont toujours coutume de se défendre de faire des miracles, mais c’était particulièrement le cas de ce serviteur du Christ. Au moment où il avait l’assurance, le Seigneur le lui ayant fait comprendre, que cette grâce lui était accordée, il ne voulait pas s’en saisir témérairement, mais s’esquiver prudemment[14].

Il faut donc renoncer à l’idée que saint Césaire fasse des miracles à tour de bras et soit un guérisseur tout-puissant. Il n’y a dans les textes aucune surenchère, mais plutôt un souci de discrétion et de pudeur, qu’attestent encore trois beaux récits.

L’esclave du patrice Parthenius

[p. 94] Cette fois, c’est à la demande d’un grand personnage, petit-fils de l’évêque de Limoges et gendre de l’empereur Avitus, qu’on fait appel à Césaire. On pourrait s’attendre à ce qu’il se rende au moins sur les lieux, mais il ne se déplace même pas : c’est par le biais d’une simple huile bénie, à distance et en son absence, qu’adviendra la guérison.

Un jeune esclave du très illustre patrice Parthenius […] s’écroulait fréquemment à terre, sans connaissance, sous l’effet de terribles attaques. Et comme la maladie semblait en réalité une persécution de l’Ennemi, dirigée contre son esprit plus que contre son corps, on l’oignit entièrement avec de l’huile sainte bénie par le bienheureux. Ceci fait, l’attaque quitta si bien celui que le Christ avait rendu à la santé par l’intermédiaire de son serviteur, les soins d’un médecin terrestre étant restés sans effet, que son maître lui confia la direction de sa maison[15].

C’est bien le Christ qui guérit l’esclave « par l’intermédiaire de son serviteur », et non Césaire par sa puissance personnelle. De plus, le rôle des « médecins terrestres » n’est pas nié : c’est seulement dans la mesure où ils ne pouvaient plus agir que l’on a eu recours à l’évêque, et parce que le mal affectait l’esprit du jeune homme plus que son corps. La grâce n’agit pas magiquement sur la matière : elle passe par la médiation de l’âme, et à travers elle, touche le corps.

De plus, cette guérison affecte toute la personne, puisque voici cet esclave devenu presque l’égal de son maître. L’action divine ne se contente jamais de réparer en nous des dysfonctionnements physiques, mais nous fait grandir en dignité et en liberté.

L’hystérique de l’église d’Arles

La mentalité magique se focalise sur des paroles ou des gestes directement efficaces ; elle rêve d’une emprise immédiate sur le monde. La spiritualité chrétienne, au contraire, se déploie à travers des médiations. Les guérisons de saint Césaire respectent toujours ce principe, bien illustré par un autre récit :

Une femme saisie de tremblements, gémissant et écumant, fit irruption dans l’église en criant, effrayant tous les assistants. L’ayant saisie par les deux mains, on la présente devant l’autel au bienheureux évêque. […] Selon sa façon de faire habituelle, il se prosterne en prière pour elle, puis, lui imposant la main sur la tête, lui fit une onction d’huile sainte sur tous les sens et sur le visage. Après cela, le mal repoussé au nom du Christ ne s’attaqua plus jamais à cette femme[16].

Triple médiation : des fidèles qui demandent sa guérison, de la supplication de l’évêque (dont on notera que lui-même se prosterne en prière), et de l’onction d’huile sainte sur le corps de la malheureuse. Comme si le Christ agissait ici par les mains de l’Église, de façon toujours proche et consolatrice, et non pas distante et dominatrice. L’huile n’est-elle pas le symbole de cette grâce qui agit [p. 95] sur nous de façon mystérieuse, de ce parfum de l’Esprit qui imprègne nos armes et guérit nos corps ?

L’impotente sur le chemin

Mais la palme des récits de guérison revient à une histoire survenue pendant une tournée pastorale de Césaire dans un village de montagne, en compagnie d’un certain évêque Eucher. Les deux hommes, en chemin, découvrent une malheureuse infirme, percluse des pieds et des mains, rampant sur le sol depuis plusieurs années.

Alors le bienheureux Césaire dit à saint Eucher : « Descend et fais le signe de la croix sur elle. » Celui-ci se mit à trembler et à s’excuser, mais Césaire insista. Il descendit donc, traça le signe de la croix sur la femme et dit : « Voilà, j’ai fait ce que tu m’as ordonné. » Césaire lui dit : « Maintenant tends la main, prend la sienne et relève-la. » Il répondit : « Toute autre chose que tu m’ordonneras, je la ferai, mais cela, je ne me le permettrai pas. Fais-le donc, toi à qui Dieu as donné de guérir les hommes et les corps des malades. » Il lui dit : « Toi, pour l’instant, fais ce que je te dis. » […] Alors, obéissant à ce qui lui était ordonné, il tendit la main et fit lever la femme[17].

Le sens de ce « miracle par procuration » est clair : Césaire ne veut pas être l’acteur direct de la guérison. De même que le Christ a besoin de son obéissance, lui-même a besoin de la confiance d’Eucher. Par là, il révèle à son compagnon le secret de l’action divine : qu’elle n’est jamais le résultat d’une emprise, mais d’un consentement. Qu’elle ne se déploie jamais sur le registre de l’efficacité immédiate, mais de l’humble acceptation.

Les miracles attribués à saint Césaire sont donc bel et bien aux antipodes de la thaumaturgie païenne, du goût du merveilleux, d’une quelconque « magie religieuse ». Ils nous font entrevoir, au contraire, l’infinie discrétion dont aime à s’entourer l’action de Dieu, tant par respect pour notre liberté que pour rejoindre notre pauvre humanité.

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  1. Sur l’île Saint-Honorat, dans la baie de Cannes, où vit aujourd’hui encore une communauté cistercienne.
  2. Le prêtre Messien, compagnon de Césaire depuis sa jeunesse.
  3. Vie de Césaire d’Arles I, 5, trad. Marie-José Delage, Paris, Cerf (« Sources Chrétiennes » n° 536), 2010, p. 155 ; les extraits cités ici sont parfois légèrement aménagés.
  4. Vie I, 20, p. 175.
  5. Vie I, 21, p. 176.
  6. Vie I, 22, p. 179.
  7. Vie I, 24, p. 181.
  8. Vie I, 26, p. 183.
  9. Vie I, 36, p. 199.
  10. Au plan christologique, comme on sait, l’arianisme est proche de l’Islam.
  11. Vie I, 39, p. 203.
  12. Vie I, 39-40, p. 203-205.
  13. Vie II, 2-3, p. 243-245. La suite précise : « car il avait l’habitude, dès que l’Esprit lui avait fait connaître que ses prières pour les malades étaient exaucées, de se retirer immédiatement et rapidement, de peur que ne surgisse une occasion d’orgueil, si jamais ce qu’il avait obtenu du Seigneur par ses prières se produisait en sa présence. »
  14. Vie II, 5, p. 247.
  15. Vie I, 49, p. 217.
  16. Vie I, 43, p. 209.
  17. Vie I, 47, p. 213-215.

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