Où l’eau stagne
Pays d’étangs, noyé de brumes tendres,
Aigri d’eau morte et de vieux souvenirs,
Mon cœur criblé de craintes veut te fuir
Et ton secret, je ne veux pas l’entendre.
Je traverserai tes mornes prairies
Sans croiser du regard tes paysages,
Sans m’attarder près de tes marécages,
Ces miroirs ternes où la terre pourrit.
Je marcherai par-delà tes collines
Vers des sommets couronnés de clarté.
Je veux m’enivrer de l’air bleu des cimes :
J’entends l’appel d’un immortel été.
Daniel Vigne